A la découverte de Turckheim

Turckheim est aujourd’hui une ville avec une riche histoire.

Sa situation géographique lui a conféré une vocation toute particulière et son histoire est intimement liée à la culture de la vigne. C’est une constance qui a traversé les siècles avec des périodes euphoriques mais aussi des époques de déconvenue et de doute.
Choisi dès le IIIème siècle par les Romains,  ces derniers y plantèrent à ne pas en douter les premières vignes peut être même sur la fameuse colline du Brand qui domine la Ville. L’habitat primitif se situait le long d’une voie passant au sud de la ville.  Différentes trouvailles attestent cette présence comme cette statuette représentant Mercure et visible au musée Unterlinden de Colmar.
Le Turckheim actuel doit son origine à l’abbaye bénédictine de Munster. Les moines ont, sans aucun doute, repéré ce lieu et ont établi une cour colongère pour travailler la terre et surtout la vigne.
Cette communauté naissante est mentionnée pour la première fois en 743 sous le nom de « Thorenchoaime «.  Le développement du lieu, naturellement lié à l’exploitation de la vigne, allait être assez conséquent  au fil des siècles sinon l’empereur Henri VII ne lui aurait pas octroyé le rang de ville libre impériale par une charte signée à Pise en 1312. 
C’est donc à partir de 1313 que commence la construction de l’enceinte de la Ville percée des trois tours majestueuses toujours présentes aujourd’hui.
L’adhésion à la Décapole en 1354 est un évènement capital dans l’histoire de la Ville. Le besoin de protection l’avait rapprochée des cités voisines.  Mais quel honneur et quelle fierté de jouer dans la cour des grands et côtoyer des villes comme Colmar Kaysersberg ou encore Haguenau.
Elle profitera pleinement du dit « siècle doré de la viticulture « alsacienne et durant cette période les habitants aisés vont construire les belles demeures Renaissance et la Ville va construire l’hôtel de ville, le Corps de Garde, et même un hôtel pour recevoir les marchands de vin.
Elle souffrira comme toute l’Alsace des ravages de la guerre de Trente Ans. Elle n’aura pas le temps de se remettre et les conséquences de la fameuse bataille de Turckheim seront désastreuses.
En effet, c’est  le 5 janvier 1675 que le maréchal Turenne battit à Turckheim les Impériaux rattachant ainsi définitivement l’Alsace au royaume de France.
Elle traversa assez calmement la période la Révolution Française de 1789 et continuera de prospérer grâce à l’installation de nombreux moulins sur le canal du Muhlbach qui petit à petit sont transformés en papeterie filature ou teinturerie.
La voie ferrée est inaugurée en 1868 à la demande des industriels de la vallée de Munster.
En 1899 est inauguré le premier tramway électrique qui relie la station des Trois Epis prémices d’une nouvelle ressource appelé le tourisme
Après les deux guerres mondiales  TURCKHEIM continuera de développer sa notoriété et la réputation du vignoble est reconnue grâce au classement du Brand en Grand cru.
Aujourd’hui le patrimoine bâti  que nous ont légué toutes ces générations nous permet de découvrir cette cité médiévale, raccourci de toute l’histoire de Turckheim.
Lorsqu’on arrive à Turckheim,  la cité médiévale s’ouvre à Vous en passant  sous  par la Porte de France  et l’on découvre la place Turenne entourée d’une ravissante fontaine et d’une maison alsacienne avec un oriel remarquable. Le Corps de garde, bâtiment du 16ème siècle, est le lieu de départ de la fameuse ronde du dernier veilleur de nuit d’Alsace.
On poursuit la visite vers l’Hôtel de Ville, demeure Renaissance par excellence, juste à côté de l’hôtel des deux clés, ancienne auberge richement sculptée.
Devant nous se dresse le clocher du XIIème  siècle avec sa toiture en tuiles vernissées, et à quelques pas le manoir du Prévôt Royal.
Au bout de la rue du Conseil, le musée des combats de la poche de Colmar, évoquant la bataille pour la Libération de 1945,  mérite une visite.
La rue des Vignerons vous permet de rejoindre la Porte de Munster  qui vit passer les sorcières condamnées à mourir sur le bûcher.
En face, la Grand’rue avec un nombre impressionnant de maisons alsaciennes à colombages colorées et fleuries égayant votre promenade.
Mais revenons sur nos pas pour admirer la porte du Brand avec  son architecture guerrière typique du 14éme siècle  avant de découvrir le vignoble et sa fameuse colline du Brand.
La légende raconte qu’un jour un dragon livra bataille avec le soleil et depuis ce jour cette « terre de feu » produit des vins majestueux et d’une grande délicatesse.

Histoire de Turckheim

Une statuette de Mercure, des pièces de monnaie romaine, des poteries, des tombes avec vases funéraires témoignent de la présence romaine dès 27 av. JC sur les sites Thalweg et Hohmur. ( plus de détails ici )

En 896, un acte du Roi Zwentibold confirme l’existence de l’Abbaye de Munster qui possédait à Turckheim une cour colongère. C’est dans la charte de Wissembourg qu’est cité la première fois le lieu THORENCOHAIME.
L’histoire ne s’ écrit qu’à partir du 14ème siècle, quand la cité relève également de la Maison d’Autriche, par le biais du fief du Hohlandsbourg.
La chronique des Dominicains rapporte qu’en juillet 1288 une tempête a emporté 400 toitures, ce qui prouve que l’agglomération était déjà importante.
En 1312, l’Empereur Henri VII élève le village au rang de ville d’Empire et accorde l’autorisation d’édifier une enceinte.
En 1354, Turckheim entre dans la ligue de la Décapole. Elle était ainsi administrée par un Landvogt, et placée sous la protection d’un comte palatin du Rhin.
La ville prospère grâce au commerce du vin et à l’autorisation de l’Empereur Maximilien d’un prélèvement de droit d’entrée. Quelques maisons Renaissance du 16e siècle témoignent encore aujourd’hui de cette prospérité.
La guerre de 30 ans (en 1618, Turckheim compte env. 1200 habitants) et l’arrivée des Suédois firent de terribles ravages, en 1648 la ville n’héberge plus que 18 familles.
A la fin de cette guerre, le Roi de France réunit le pays d’Alsace à la couronne, et Turckheim devient une ville française tout en se considérant encore comme liée à l’Empire. Cela mit à mal l’harmonie au sein de la Décapole. 
Le 5 janvier 1675, le Maréchal Turenne gagne la bataille contre les Impériaux de Frédéric Guillaume électeur de Brandebourg, commandant de l’armée Austro-Brandebourgeoise. La ville connaît alors un nouvel essor économique grâce à la paix française et à l’arrivée de populations immigrées de Suisse et du Vorarlberg, et c’est en 1743, que la première papeterie se construit.
Vers 1830, après l’épopée Napoléonienne, le commerce se redresse ; une nouvelle église est construite en 1839, les quais de la Fecht sont endigués. Dans les anciens moulins sur le Muhlbach se développent les papeteries et l’ industrie textile.
La ligne de chemin de fer Colmar - Turckheim - Munster est inaugurée en 1868.
Les années d’annexion à l’Allemagne (1871 - 1918) donnèrent de l’impulsion à l’industrie , mais furent difficiles pour la viticulture à cause de la politique viticole de l’administration allemande et des maladies de la vigne.
Après les années sombres (1940 - 45), la ville a connu une véritable renaissance ; commerce, industrie et viticulture ont modelé un paysage unique et la qualité de vie de ses habitants.
Sources : Histoire d’une ancienne ville impériale. A. Billich


Bureau d'Information Touristique de Turckheim

Rue Wickram - Corps de garde
68230 Turckheim

Horaires d'ouverture

Janvier / février / mars
Du lundi au samedi : 10h - 12h / 14h - 17h
Fermé les dimanches et le 01/01
Avril / mai / juin / septembre / octobre / novembre / décembre
Du lundi au samedi : 9h-12h / 14h-18h 
Vendredi Saint / Dimanche de Pâques : 10h - 12h
Juillet-Août
Du lundi au samedi : 9h-12h / 14-18h
Le dimanche & jours fériés : 10h-12h
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